Méthode de mise en œuvre : Les mines terrestres sont des armes qui ont initialement été placées manuellement sur le terrain. Elles sont généralement camouflées et placées sur des zones tactiquement intéressantes.
Il existe néanmoins des semeurs de mines aérien. Il s'agit de conteneurs embarqués sur des avions ou des hélicoptères qui permettent de disperser des milliers de mines (en général antipersonnel) sur une large zone en quelques secondes.
Il existe aussi dans la nomenclature internationale des bombes à sous-munitions (BASM) produisant des effets proches des mines antipersonnel. Il s'agit de containers d'explosifs, souvent largués par voie aérienne, censés avoir un effet immédiat. De fait, une proportion non-négligeable des sous-munitions contenues, dispersées sur plusieurs hectares, n'explosent pas au moment de leur impact (de 5 % à 30 % d'un contenu d'un millier de petites bombes par conteneur), et restent déclenchables ultérieurement dans les mêmes conditions que les mines antipersonnel. La différence est importante puisque l'emploi de ces BASM n'est pas régi par le traité d'Ottawa, et ne fait l'objet ni d'interdiction au plan mondial, ni de reconnaissance en tant que « résidus de guerre », susceptible de donner lieu à déclaration cartographique, nettoyage, ou réparation
Le déminage : Depuis la Première Guerre mondiale, les mines volontairement dispersées, et les obus et munitions non explosées comptent parmi les principales séquelles de conflits armés. On peut distinguer le déminage militaire du déminage civil ou humanitaire, qui se fait au retour de la paix ou sur des territoires épargnés par les combats et qui peut être réalisé par des sociétés spécialisées, en général fondées par d'anciens démineurs militaires.
Le nettoyage des engins de guerre ou explosifs a d'abord été qualifié de désobusage après l'armistice de 1918, il relevait des artificiers, sous la responsabilité directe des Anglais dans le Nord de la France. Mais le mot désobusage désigne aussi le démantèlement de munitions (obus et balles en général) pour en recycler les métaux et parfois la poudre (de même que celle des balles qui sera réutilisée par le Service des poudres), opération pratiquée par exemple en France dans les usines de désobusage de Coucy-le-Château, ou à Albert (de l'après 1918 à 1919)[4].
Ce n'est qu'après la diffusion généralisée des mines que le mot démineur a été retenu.
Dans le passé, des prisonniers de guerre ou des volontaires ont été utilisés pour le désobusage puis le déminage. Nombre d'entre eux ont été tués ou grièvement blessés, aujourd'hui se sont les 320 démineurs de la sécurité civile qui assurent cette mission. De manière générale le métier reste particulièrement dangereux.
Les moyens de détection et de protection augmentent mais le nombre et la variété des engins explosifs ne cesse d'augmenter, ce qui force les démineurs à une formation continue et une formation de base approfondies.
Déminage en temps de guerre : Son objectif est généralement de permettre la poursuite d'actions militaires en périodes de conflit. Le plus souvent, il s'agit de permettre le nettoyage rapide de zones d'accès ou de couloirs de circulation.
Par ailleurs, selon les objectifs, le déminage peut se restreindre à la seule neutralisation de mines antichars, en excluant donc le nettoyage de mines antipersonnel, avec un taux d'acceptation de risque résiduel plus important que dans le cadre d'un déminage humanitaire.
Dans les armées de terre, le minage et le déminage sont confiés au génie militaire.
Détection :
*Les détecteurs de métaux
*Les détecteurs d'explosifs
*Des rats géants sont dressés en Tanzanie au repérage de mines antipersonnel. Le programme, exporté par une organisation de recherche belge, semble prometteur. Une fois les rongeurs opérationnels, ils pourraient compléter l'action des « chiens démineurs »[5]
En 2005, des recherches utilisant la modification génétique de graines de moutarde, Arabidopsis thaliana, sont en cours. En présence de mines, la plante semée par avion au dessus des champs de mines changerait de couleur, ce qui faciliterait son élimination.